A la dernière université d’été du PEJ-France, il a été mis en évidence la nécessité d’inclure davantage les enseignants, mais aussi plus largement les équipes pédagogiques dans leur ensemble, dans la démarche du PEJ. Cela semble pertinent, dans la mesure où les professeurs apparaissent comme ceux qui sensibilisent le plus les jeunes à s’investir dans le PEJ.
C’est lors d’une discussion avec Nicolas P., professeur dans un lycée de Lens, que la nécessité de s’adresser aux professeurs s’est faite sentir. Témoignage.
« Je me suis toujours intéressé aux questions européennes. D’ailleurs, c’est pour ça que j’incite autant mes élèves à s’investir dans des projets tel que le PEJ. Nous en parlons ensemble, je les aide à se renseigner, à trouver des interlocuteurs qui pourraient leur donner une vision plus concrète de l’Europe. »
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« Le problème, à mon avis, c’est que l’Europe peut être tout aussi difficile à cerner pour des professeurs que pour des lycéens. L’incompréhension qu’ils en ont influence directement leurs élèves.
C’est pourquoi il me semble nécessaire de s’intéresser aux équipes pédagogiques et de les sensibiliser à l’Europe dans la mesure où ce sont elles qui contribuent à la sensibilisation de leurs élèves. »
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« Au cours de ma carrière, je souhaiterais pouvoir partir en Angleterre pour enseigner et parfaire mes connaissances linguistiques. Au cours de mes recherches, je suis tombé sur le programme Erasmus pour enseignants. Cependant, il paraît encore difficile, à l’heure actuel, d’avoir accès à cet échange, notamment parce que les démarches à effectuer restent longues et complexes. Je continue à me renseigner pour pouvoir y participer à l’avenir. Je crois que cette expérience à l’étranger pourrait être bénéfique pour la majorité des enseignants, et qu’elle gagnerait à être plus largement connue. »
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« Tout le monde a à y gagner : L’Europe, parce qu’elle a besoin de plus de légitimité et de visibilité, et que cela passe, entre autre, par l’éducation. Les enseignants, car la connaissance des autres systèmes éducatifs en Europe ne peut être qu’un atout. Les élèves, car ils sont les Européens de demain. »













