« Cette stratégie [la stratégie de l’entreprenariat social de la Commission européenne] ne résout pas le problème fondamental au coeur de l’initiative entreprise sociale […]. Il s’agit de la confrontation entre les puristes d’une approche non lucrative qui recherchent des profits incrémentaux sous une nouvelle étiquette et les innovateurs qui voit cette initiative comme la troisième voie entre compétitivité et politiques d’inclusion. »

Filippo Addarii, directeur général d’Euclid Network, une organisation paneuropéenne de la société civile, 28 janvier 2013.


A l'issue d'une décennie de soutien au développement de l'entreprenariat social au sein de l'UE, et un an après le lancement du groupe d'experts de la Commission européenne sur ce sujet, le bilan de l’action européenne en la matière se dessine en demi-teinte. Pressions de lobbyistes du panel du groupe d’experts, lourdeur des procédures tendant à renforcer la responsabilité sociale et désaffection au sein des entreprises, flou du statut juridique des entreprises sociales et faiblesse du financement invitent à relancer la réflexion européenne sur ce sujet.En poursuivant un but lucratif, les entreprises sociales poursuivent un objectif d’intérêt général (social, sociétal,environnemental). Innovante à travers les produits et les services qu’elles offrent ou par leur modèle d’organisation, elles intègrent des acteurs fragilisés de la société (personnes handicapées, chômeurs de longue durée, etc.). Elles participent ainsi au maintien de la cohésion sociale, à l’emploi et à la croissance.