« Il y a toujours un prix à payer, quel que soit l’objectif scientifique, et il est beaucoup plus facile de poursuivre ces objectifs si nous en acceptons le prix et faisons ce qui doit être fait dans un système soigneusement réglementé. »

Brian Chapman, patient atteint de la maladie de Parkinson.

 

Les cellules souches embryonnaires (CSE) ont le potentiel de fournir au secteur médical des traitements pour des maladies aujourd’hui incurables, telles qu’Alzheimer ou la maladie de Parkinson. Néanmoins, le processus utilisé pour l'obtention de ces cellules comporte des risques pour la vie de l'embryon dont elles sont issues. En sus du difficile débat éthique, la recherche sur les CSE est soumise à des législations très diverses selon les Etats membres : cadres strictes pour certains, systèmes plus libéraux pour d'autres. En dépit de ce paysage légal hétérogène, la Commission européenne finance actuellement des projets de recherche sur les CSE dans le cadre du 7e programme-cadre (7e PC).

  • Cellules souches embryonnaires (CSE) : cellules prélevées de blastocystes, des embryons aux premiers stades de leur développement (5 à 7 jours). Ces cellules ont deux propriétés principales : d’une part, comme toutes les cellules souches, elles peuvent se renouveler indéfiniment. D’autre part, ce qui les rend unique est leur capacité à se transformer en tout type de cellules humaines en grandissant, en faisant un outil extrêmement puissant pour la recherche médicale.
  • 7e Programme-cadre (7e PC) : programme de recherche et de développement technologique déployé de 2007 à 2013 avec un budget de plus de 50 milliards d’euros. Ces fonds vont à des projets et activités de recherche présentant une « valeur ajoutée européenne ». Le programme sera remplacé par le 8e PC de 2014 à 2020, renommé pour l’occasion « Horizon 2020 », avec un budget de 70 milliards d’euros, si celui-ci est approuvé par le Parlement européen et le Conseil.