« Il manque encore de nombreux liens entre la moitié ouest et la moitié est de l’Union européenne, ainsi qu’en d’autres endroits. Il est temps de mieux connecter l’Europe, en particulier à ses régions plus lointaines, qui ont beaucoup à gagner de meilleurs liens avec le centre géographique. »

Siim Kallas, Vice-président de la Commission européenne, Discours pour les TEN-T Days à Tallinn, 17 octobre 2013.


Alors que le Parlement européen, la Commission et le Conseil se sont mis d’accord pour établir un réseau transeuropéen de transport (TEN-T) en mai 2013, la présidence lituanienne du Conseil de l’UE a fait du développement d’une infrastructure de transport cohérente et durable l’une de ses priorités, « afin d’accomplir le fonctionnement efficace du marché intérieur, ainsi que la cohésion économique et sociale de l’Union européenne. »

Le développement des infrastructures publiques a été encouragé dans la stratégie horizon 2014-2020 rentrant dans les critères de croissance - inclusive, intelligente et durable. Par la même la commission a initié une nouvelle méthode de sélection des projets ayant un potentiel de croissance et un impact positif sur l'environnement. La mise en place de la stratégie RIS3 est donc un instrument juridique qui existe déjà. Aujourd'hui la question n'est pas de savoir quelles sont les mesures à mettre en oeuvre mais comment. Par exemple on peut mettre en place des instruments de mesure qui permettent de mesurer le degré d'intégration des projet de développement durable: mesurer l'efficience des réseaux de gestion, évaluer l'impact des parties prenantes, sélectionner les stratégies d'investissement (politique traditionnelle ou politique communautaire) ou encore le recours au FESE et FSE. Donc les outils nous les avons mais je pense qu'il est nécessaire de renforcer leur mise par de nouveaux instruments juridiques de suivi et de gestion.

Pour l'instant, les réseaux de transports sont concentrés dans la dorsale européenne, de Londres à Milan, en passant par le Rhin. Afin de favoriser une circulation fluide et continue, il serait intéressant d'étendre progressivement les réseaux de transport existant déjà dans cette aire en direction des autres pays délaissés. L'extension de ces réseaux nécessite une collaboration entre les pays concernés, mais aussi entre les pouvoirs publics et les entreprises privées ( notamment depuis l'ouverture du ferroviaire à la concurrence). Le coût de ces infrastructures doit pouvoir être réparti entre ces différents acteurs, y compris l'UE. L'accord concernant la ligne TGV entre Nice et Turin illustre cette possibilité de collaboration. L'Est de l'UE est par exemple mal desservi en réseau ferroviaire, bien que ce moyen de transport soit l'un des plus écologiques qui existe. L'UE doit inciter les pays de l'Ouest à collaborer avec ceux de l'Est , par des financements, des accords, des résolutions. Le réseaux pourrait se construire au fur et à mesure des accords transfrontaliers.

Ce qui permet un développement dans les transports est souvent une demande de la part des citoyens. Ainsi, selon moi, l'UE devrait tout d'abord se concentrer sur les changements des mentalités des européens de l'ouest. En effet, ceux-ci préfèrent prendre l'avion pour l'Amérique ou l'Asie alors qu'ils n'ont pas visité leurs pays limitrophes.

Un exemple concret d'action possible serait des rassemblements dans les pays qui ont la présidence du Conseil. Au moment où j'écris ce message la Lettonie est actuellement en place. Alors que ce pays est un des plus important dans la région par la richesse de ses ports, il n'est que peu connu de la population française.

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