Après deux ans de guerre civile, le conflit syrien est à un carrefour : le conflit se répand à la Turquie et au Liban voisins, les forces de Bachar Al Assad ont repris la ville stratégique de Qusayr, l’utilisation des armes chimiques a été démontrée par plusieurs chancelleries, près de 100 000 personnes ont été tuées et de plus en plus de combattants rejoignent les rangs des groupes islamistes radicaux.

« Les États membres de l’Union européenne et moi-même avons constamment soutenu l’option d’un règlement politique esquissé dans le communiqué de la Conférence de Genève. Le conflit est tellement grave qu’il pourrait avoir des répercussions sur l’ensemble de la région. Amener les deux parties autour de la table des négociations est l’unique moyen d’amorcer un processus politique, nonobstant les vues divergentes sur le future d’Assad et de son régime. »

Catherine Ashton, Haut Représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité de l’Union européenne, le 8 mai 2013

http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_Data/docs/pressdata/EN/foraff/137067.pdf

 

Appelle à la constitution d’une position cohérente et unifiée en terme de politique étrangère de l’UE au regard de la situation en Syrie

    • Guest
    • 23 août 2013
    • 1
    Oui, appeler l'Union Européenne à prendre position clairement, sur tous les évènement au Moyen-Orient, et non pas changer ses discours en fonctions de ses intérêts politiques. La politique est une chose, les vies humaines en sont une autres.

Réclame qu’une force neutre de maintien de la paix soit envoyée dans la région pour assurer la sécurité des citoyens en protégeant les camps de réfugiés et les pourvoyeurs d’aides humanitaires

Considère l’implication de l’Eurocorps dans le conflit régional comme une force de gardien de la paix

Exprime son espoir de maintenir la stabilité dans la région en renforçant une assistance humanitaire de long terme

Soutient le Conseil de Sécurité des Nations Unies à poursuivre la validation d’une résolution qui créerait une zone d’interdiction de vol au dessus de la région de conflit

Invite les Etats-membres voisins de la région a accueillir les réfugiés provenant des zones de conflit;

Décide d’agir comme un médiateur diplomatique entre les parties en conflit afin de a) négocier un gouvernement de coalition reconnu, b) accompagner l’élaboration d’une Constitution d’Etat, c) assurer la mise en place d’un mode d’élection démocratique;

Insiste sur la nécessité d’alléger les sanctions économiques et les restrictions commerciales de l’UE envers la Syrie afin de restimuler l’économie et renforcer le gouvernement émergent

L'Union Européenne, comme les autres pays occidentaux ou les quelques dictatures avoisinantes, ne cherche la stabilité politique au Moyen-Orient (et ailleurs) que pour garantir ses intérêts économiques (pétrole, armement, etc ...), sans prendre en compte, encore une fois, les peuples qui y vivent.

Les systèmes "démocratiques" installés avec appuie militaire n'ont rien de légitime pour les populations locales, permettent l'avènement de partis politiques islamiques "démocrates" ou sécuritaires.

L'UE devrait plutôt garantir l'asile politique des réfugiés, ce qu'elle ne fait pas en les laissant, entre autres, mourir à ses frontières (http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2013/04/24/la-guerre-aux-migrants-a-fait-18-000-morts-au-moins/).

La solution ne réside pas dans un interventionnisme néo-colonial, mais dans la dénonciation par des sanctions économiques et diplomatiques des différents gouvernements oppressant toute ou partie(s) de leurs population et dans le pire des cas, l'interposition des forces de l'ONU et l'apport d'aide humanitaire.

  • Maxime
    L'UE ne peut, dans l'état actuel des choses, garantir le statut de réfugié politique a chaque personne qui en fait la demande. De plus les sanctions économiques que vous proposez ne sont pas une solution et risqueraient plutôt de priver la part de la population syrienne qui dispose encore d'un minimum vital de cette essentiel pour vivre dans la dignité. L'apport d'une forte aide humanitaire rendrait caduque toute intervention économique puis-qu'elle annulerai en elle même les effets de ces sanctions, de plus une intervention des forces de paix de l'ONU n'est ni envisageable du fait du véto de la Russie et de la Chine et du fait que l'UE ne puisse directement intervenir dans cette décision.
  • James B.
    Je pense qu'il est tout de même important de distinguer ce qui se passe en Syrie, et ce qui s'est passé en Irak. il ne s'agit pas d'attaquer une menace potentielle pour l'occident pour ensuite récupérer le pétrole. Il s'agit d'empêcher un despote de massacrer la population du pays avec des armes aussi bien chimiques que 'conventionnels'. A mon sens ce n'est pas du néocolonialisme. Les sanctions économiques sont une solution adoptée contre le régime en Iran, force est de constater que la mesure est inefficace. Le peuple souffre du pénurie alimentaire et de pétrole mais le régime est toujours en place.

Une Intervention militaire des casques bleus, pour ensuite pouvoir entamer les négociations politiques dans un environnement non-violent.

  • Maxime
    Une intervention militaire des casques bleus impliquerait indirectement le retrait du pouvoir du parti Baas (Al-assad), donc ne permettrait pas d’organiser de rééles négociations neutres.

Fait appel aux Etats Membres pour fournir des armes à l’opposition au régime Syrien a) distribuées et réglementées par des représentants mandatés afin de s’assurer de la viabilité de l’échange des armes en question, b) transmises aux combattants par des experts militaires permettant ainsi d’assurer l’entraînement nécessaire à l’utilisation de telles armes

  • Maxime
    L'Union Européenne ne peut forunir volontairement des armes aux rebélles syriens. Elle ne pourrait contrôler l'utilisation de ces armes et ne pourrait garantir la restitution des armes a postériori. Le problème du contrôle des armes post conflit peut être actuellement vu en Lybie ou, du fait de la prise d'assault des diférents dépots d'armes militaires et de la création de milice, des armes de guerre sont actuellement en circulation et contribuent a un fort sentiment d'insécurité post conflit.

Insiste sur la nécessité de voir en l’ONU le médiateur le plus crédible et de considérer que, lorsqu’un conflit civil dépasse, en victimes, un certain pourcentage de la population ou bien que des armes chimiques sont utilisées par un des partis belligérants, un point de non retour est franchi. Alors, seules une intervention d’une force neutre d’interposition et la préparation de nouvelles élections : a) sans la présence du parti responsable de l’utilisation d’armes chimiques, b) si aucune arme chimique n'est utilisée et qu'aucune volonté contraire n'est exprimée, avec la présence des deux partis, sont envisageables dans le cadre du règlement pacifique du conflit.

J'en appelle à la coopération intergouvernementale et à la refonte du statut du droit international. La Syrie est l'épicentre entre la méditerranée et le Moyen Orient. Il faut d'abord unifier les intérêts communs autour d'une coalition internationale par voie diplomatique en mettant en place des accords multilatéraux entre l'Europe, les pays du Moyen Orient et la Russie. Ensuite il faut mettre en place un gouvernement inclusif en Syrie composé d'une assemblée nationale constitutive des partis politiques en Syrie et une assemblée de sécurité pour la conduite à la transition démocratique. Cela implique la mise en place d'un Conseil National Démocratique qui assurerait la bonne tenue de la procédure démocratique. Les Etats de la coalition internationale aurait un droit de regard sur le processus de reconstruction du pays. Le pays serait intégré à une convention pour le développement économique régional qui intègrerait les intérêts militaires de la Russie à qui on en ferait concession. Quant aux autres pays du Moyen Orient l'intérêt est de renforcer la coopération intergouvernementale pour mettre en place des dispositifs de soutien logistique et humanitaire pour venir en aide aux population. Cela passerait aussi par des accords de défense qui permettraient de déployer un soutien militaire pour renforcer la formation des soldats notamment en Afghanistan et accompagner les autorités nationales dans leur dispositif de lutte antiterroriste. Bien sur tout cela serait chapoté par l'ONU qui assurerait le contrôle par une mission spéciale.

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