La jeunesse européenne se trouve coincée entre plusieurs crises d'ordre majeur : la crise économique, la crise démographique et la crise identitaire européenne. Dans ce contexte difficile, elle doit combattre le chômage et la précarité, l'instabilité du marché du travail, la difficulté de trouver un logement. Même si des mesures considérables ont été prises et ont fait incontestablement progresser la vie culturelle européenne (Erasmus, les nuits européennes des musées, etc.), nous avons pu observer une nette diminution de l'engouement européen.

La démocratisation, l'intensification et l'approfondissement d'évènements culturels européens déjà existants, dans le but que des jeunes de nationalités différentes se rencontrent.

L'instauration de plusieurs stages pendant la scolarité des élèves européens leur permettant d'acquérir une expérience professionnelle plus approfondie que les stages d'exploration déjà existants en France.

Nous précisons que ces stages doivent être accompagnés d'une réglementation considérant les stagiaires comme des employés à part entière, leur permettant de bénéficier de réelles conditions de travail, grâce à :

a) l'attribution des tâches similaires a celles des autres employés,

b) l'obtention d'un respect égal à celui porté aux employés,

c) la rémunération des stagiaires sous certaines conditions.

  • Malo
    Mais oui ! il est grand temps de favoriser le stage et son encadrement en Europe !
  • Gabriel Plathey
    Je ne comprends pas l'intérêt de donner des conditions à la rétribution d'un salaire. Si le stagiaire occupe le poste d'un employé lambda, il doit-être rémunéré à même niveau. Sans cela, les employeurs préfèreront cette main d'œuvre peu/moins couteuse, et donc plus exploitée.

Instaurer des questionnaires et sondages permettant de prendre en compte l'opinion des jeunes, et élargir à la connaissance de la culture européenne.

Mettre en place un tarif médical obligatoire spécifique et européen gratuit, à travers un système de remboursement en cas de non-respect, dans le but de faciliter l'accès aux soins.

  • Malo
    Il est clair que la carte d'assurance maladie européenne n'offre pas une vraie protection en la matière. Il est donc nécessaire de réfléchir à des solutions pour faciliter l'accès au soin gratuit pour les jeunes en mobilité en Europe.
  • Gabriel Plathey
    J'aime le concept d'une sécurité sociale européenne qui garantisse l'accès au soin à tou-te-s les citoyen-e-s. Reste que même notre système national est gangréné par les mutuelles et autre assurances individualistes qui tendent à se généraliser, jusqu'à un point de non retour, comme aux États-Unis.

La généralisation et le perfectionnement des "écoles de la deuxième chance", sur le modèle des "épides" français afin d'intégrer au mieux les personnes en rupture avec le système scolaire traditionnel.

  • Gabriel Plathey
    C'est le système traditionnel, prosélyte, qu'il faut changer. Ça ne sert à rien de traiter les symptômes, c'est la maladie qu'il faut combattre.

La mise en place d’un "pacte européen pour l'emploi" qui :

a) conditionne les aides européennes aux entreprises à l'embauche de jeunes salariés jusqu'à 25% de la masse salariale,

b) définit le financement des aides aux projets de jeunes européens,

c) oriente l'emploi des jeunes vers l'économie verte et l'économie sociale et solidaire.

  • Malo
    Ce que je trouve intéressant dans cette proposition est plus la forme que le fond, quelle belle image serait envoyée si l'Europe pouvait se prévaloir d'un pacte européen pour l'emploi d'envergure derrière lequel un débat découlerait et ensuite la mise en place de politiques concrètes dans tous les Etats.

La création d'un "label" reconnu, attribué aux entreprises recrutant des jeunes sur le long terme et se traduisant par des avantages fiscaux.

  • Gaëtan L.
    Un petit bémol : je ne suis pas sûr que ce soit positif. Un certain nombre d'entreprises préfèrent embaucher une main d’œuvre plus jeune et malléable car moins chère. Plutôt qu'une réponse aux difficultés de la jeunesse, ce label contribuerait surtout à rendre ce phénomène visible, et je ne suis pas sûr que ce soit ce que ces entreprises recherchent. Quant à la réduction de charge : embaucher un jeune constitue déjà en soi une baisse des coûts pour l'entreprise : inutile d'en rajouter.
  • Gabriel Plathey
    Ces niches fiscales ne sont que le jeu de connivences. Il ne faut pas favoriser les entreprises pour qu'elles embauchent des jeunes, mais l'imposer comme une norme.

L'organisation d'un évènement annuel rassemblant professionnels expérimentés et jeunes actifs.

  • Gabriel Plathey
    Une proposition assez originale, mais qui demanderait plus d'éclaircissement.

Il faut que la jeunesse prenne conscience de la chance qu'elle a de faire partie de l'Union Européenne. Il faut une valorisation mutuelle. Je propose une forme de concours qui mette en exergue des projets créés par les jeunes et pour les jeunes. Les lauréats pourraient bénéficier d'aides financières permettant alors un tremplin économique du projet et des embauches de jeunes, car premières victimes de la crise.

Appuyer et favoriser le développement de sociétés coopératives et participatives (Scop) et de la production locale, dans les villes et les campagnes, tout en sanctionnant les entreprises qui ne lèguent pas une part de décision au salarié-e-s.

Appuyer et favoriser les structures associatives, comme les FabLabs (http://fr.wikipedia.org/wiki/Fablab), les potagers collectifs (http://fr.wikipedia.org/wiki/Permaculture), et autres, permettant aux populations, y compris jeunes ou moins jeunes, à se former à des techniques et des savoirs-faire tout en restant dans un cadre non-marchand.

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