Sur la base de nos ressentis nous avons dressé un état des lieux comprenant les principaux points suivants. La thématique du logement concerne toutes les catégories sociales donc des acteurs particulièrement variés. Au sein de ces catégories nous nous sommes aperçus qu'un certain nombre souffrait de précarité, et avait du mal à se loger. Particulièrement les jeunes, les retraités, les chômeurs ou encore les travailleurs qui doivent déménager.

De plus il existe également une diversité d'acteurs se préoccupant de ces questions (Etats-membres, associations, citoyens). Cependant l'Union européenne ne dispose pas de la compétence exclusive pour s'occuper des problématiques liées au logement.

Il existe aujourd'hui différentes aides aux logements, mais au vu de l'importance de la crise économique actuelle et la législation environnementale, elles ne suffisent plus à éviter la précarité de certains acteurs.

Les solutions apportées à ces problèmes aujourd'hui sont donc exclusivement nationales alors qu'un certain nombre de faits comme les préoccupations énergétiques, la mobilité des travailleurs ou encore les exigences de donner un logement décent et salubre à tous amène à penser qu'il serait légitime que l'UE prenne position sur ces questions.

Mettre fin aux expulsions des squats, des camps (tziganes, roms, etc) en régularisant leurs situations et en faisant valoir leur droit au logement.

Encourager la création d'une organisation européenne d'aide financière, et de recherche de logement qui orienterait toutes les associations nationales dédiées à ces domaines.

  • Gabriel Plathey
    Les logements doivent-être garantis, sans contre-partie pécuniaire, c'est un droit que chacun devrait faire valoir, sans tenir compte du revenu.

Mettre fin à la spéculation immobilière en sanctionnant lourdement ses acteurs et en mettant à disposition les logements disponibles aux populations précaires.

Favoriser l'implantation en zones rurales pour contrer la déprise démographique et permettre le développement de nouvelles pratiques agricoles, comme l'agro-écologie, et redynamiser les tissus économiques locaux (SEL, AMAP et équivalents européens).

Définir un seuil minimum de pauvreté pour chaque État-membre en fonction du nombre de sa population et de son revenu moyen qui permettrait l’exonération des taxes énergétiques pour les personnes se situant en-dessous de ce seuil.

Soutenir la création d'un Fonds européen du logement chargé de subventionner une part des politiques des États-membres visant à encourager la mobilité des travailleurs et les diminutions de dépenses d’énergie (énergie renouvelable, travaux d'isolation), auquel chaque État-membre contribuera proportionnellement à sa part dans le budget total de l'UE.

  • Gaëtan L.
    A moins que je sois bête, quelqu'un comprend-il le lien entre mobilité des travailleurs et diminution des dépenses d'énergie ? Pourquoi un même fond pour des problématiques si éloignées ?

Mettre en place un quota de logements à bas coûts, proportionnel au nombre d'habitants de chaque ville, encouragé par une politique de bonus/malus.

Mettre en place un suivi psychologique individualisé par une nouvelle structure européenne qui interviendrait à la fois dans la rue et dans les foyers.

Se loger est un droit fondamental. Aussi, tout citoyen de l'UE doit pouvoir bénéficier de ce droit. Les expulsions de certaines groupes de leur lieu de vie (Roms, Tziganes,...) sont un véritables scandalen humanitaire : elles doivent cesser. Un droit au logement doit prévaloir, et les Etats membres de l'Union Européenne ne doivent pas pouvoir expulser comme bon leur semble de citoyens sous prétexte qu'ils vivent de manière différente, et ce sous peine de lourdes sanctions de ces pays. Les aides de l'UE pour les pays les plus touchés par la crise ne doivent pas servir prioritairement à des besoins subalternes ou purement économiques, mais doivent d'abord concerner les problématiques sociales. De plus, il ne faut pas seulement promouvoir un droit au logement, mais aussi et surtout un droit à être logé...dans la décence ! Les "marchands de sommeil" doivent subir des sanctions très lourdes, de la part de leur Etat voire de l'UE. De plus, un fond devrait être mis en place pour permettre à chaque Etat de dévelloper des logements à bas coût, et de les mettre à disposition de ceux qui en ont le plus besoin. La crise ne sera pas réglée tant qu'un seul homme dormira dans la rue parce qu'il y sera contraint. De plus, quels que soient les comportements de citoyens, l'expulsion de leurs logements ne doit EN AUCUN CAS constituer une sanction.

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