Sur la base d’une réflexion menée par des jeunes au cours de l’année 2012, les membres de cette commission ont tenu à retravailler, approfondir et critiquer les propositions qui avaient été émises par leurs camarades. Ce mandat est le fruit de leur travail.

De l’état des lieux que nous avons dressé au sujet des élections européennes, on retiendra principalement que le réel manque d’information sur le fonctionnement de l’Union Européenne (UE) provoque, chez les populations européennes, un manque d’intérêt certain pour les élections.

En outre, les médias de masse diffusent parfois une information qui prend explicitement parti contre l’UE, ce qui contribue à la diaboliser. La stratégie de communication de l’UE pèche sur deux points :

  1. le manque d’informations globales sur le fonctionnement de l’UE,
  2. le défaut de médiatisation des campagnes électorales.

De même, il apparaît que les élections européennes souffrent d’un certain manque de cohérence - à l’échelle européenne - au sein des partis eux-mêmes. En effet, les électeurs semblent voter plus pour un parti national que pour un parti européen ; d’abord parce que les candidats se présentent le plus souvent sous l’étiquette d’un parti national, et ensuite parce que les différents partis nationaux d’un même bord politique ne coordonnent pas leurs programmes. Le manque d’une structure unifiante empêche un véritable sentiment d’appartenance à l’UE de se créer ; et, sans cette cohésion identitaire, on ne peut décemment envisager de réduire le taux d’abstention.

On retrouve ce manque de cohérence européenne au niveau du découpage des circonscriptions, qui semblent toujours arbitraire et artificiel.

Le fort taux d’abstention aux élections européennes est tout à la fois la conséquence d’un défaut d’informations globales sur l’UE et d’un certain désintérêt de la part des citoyens. Celle-ci entraine un déficit démocratique et renforce le sentiment d’une "Europe des technocrates".

Soutenir la promotion de la démocratie délibérative, notamment en facilitant l’accès à « l’Initiative Citoyenne Européenne » via le site internet européen voué à rassembler les initiatives populaires, et par des groupes de réflexion rassemblant les citoyens autour de problématiques européennes.

Améliorer la surveillance des financements des partis européens.

Une médiatisation prononcée des élections et des actions européennes via les réseaux sociaux (Twitter, Facebook etc.), mais aussi par la télévision au moyen de la création d’une chaîne parlementaire européenne sur laquelle seraient diffusés les débats du Parlement Européen (PE). Les débats du PE devraient aussi investir des chaînes publiques déjà existantes.

Mettre en place des listes électorales et des découpages de circonscription transfrontalières, sur la base du volontariat entre les deux régions.

  • Gaëtan L.
    Très intéressante l'idée d'un découpage des circonscriptions qui dépasserait le cadre national...

Un apprentissage plus poussé du fonctionnement des institutions européennes pour l’année du brevet et celle du baccalauréat.

La mise en place de programmes partiellement communs au sein des partis européens.

Appeler à une présence croissante des députés européens au niveau local, au plus près des citoyens, avec notamment la création d’une permanence du député européen dans les mêmes locaux que celle du député national.

  • Sacha M.
    C'est une très bonne proposition, ca permettrais d'avoir un contact direct avec au moins les assistants parlemantaire, et cela permettrais à certains citoyens (et notamment les sceptiques) de pouvoir s'informer à une source directe.
  • Alexandre
    Je suis tout à fait d'accord avec cette proposition. En effet, cela permettrait à la population locale d'être plus informée des actions de l'UE, ainsi que de leurs conséquences au niveau local, tout cela de manière plus rapide et avec un eurodéputé, ou au moins un assistant parlementaire.

Qui dit élection européenne, dit campagne à échelle européenne : Je pense que les candidats devrai faire des apparitions dans un maximum pays européens afin de se faire connaitre à 'échelle européen et de faire passer un message à tous les citoyens européens : VOUS VOTEZ POUR L'EUROPE . Et donc ainsi que les citoyens aient la conscience d'une EUROE organisée et investie.

  • Paul R.
    Merci Oussama ! Je trouve cette proposition très pertinente, surtout que passer dans plus de pays durant leur campagne permettraient aux candidats d'être mieux connus par les électeurs, et ceux-ci seraient donc plus à même de bien choisir leurs représentants !

Je pense qu'il devrai y avoir une politisation , des citoyens européens dés leur plus jeune âge en axant un peut plus les cours d'education civique sur l'Europe de la même maniére dans tous le pays européens , sa aurai pour conséquence une meilleure cohésion européenne et avec l'émergence d'un înteret pour l'Europe et ses valeurs .

  • Léa O.
    Merci pour cette proposition Oussama ! Je suis d'accord avec toi dans le sens où le sentiment de citoyenneté européenne passe par une meilleure information et ce dès le plus jeune âge. Et il est clair que plus les citoyens se sentiront concernés, plus ils iront voter ... Lorsque tu dis que des cours d'éducation civique européenne devraient être dispensés dans tous les Etats membres de la même manière, cela parait compliqué du fait des particularités bien propres à chaque Etat, mais j'imagine que tu parles de grandes orientations ( institutions, valeurs, ect) ? Et je suis d'accord ! Il faudrait surtout proposer aux élèves davantage de concret...
  • Oussama S.
    Lorsque je parle de " Cour d'education civique sur l'Europe de la même maniéré " je souhaite enfaite comme tu l'as écrit que les élèves d'Europe aient conscience d'une Europe avec ses valeurs, ses institutions , son rôle dans le monde. Et puis leur faire comprendre l'enjeux que l'Europe constitue pour eux ( future responsable de l'héritage Européen ) . Et qu'ils intégrent le fait que sa soit primordiale qu'ils agissent : par le vote ,mais aussi qu'ils s'engagent dans des associations , parlements tel que celui-ci . Ainsi ils seront certainement acteur de leur Europe et pas seulement témoin de l'idèe d'une Europe.
  • Gabriel Plathey
    Les cours ECJS prennent déjà à propos les questions de citoyenneté, nationale comme européenne. Deplus, je ne crois pas que ce soit le rôle de l'État (via l'Éducation Nationale, par exemple) de politiser les citoyens, celui-ci pouvant voir son gouvernement changer et adopter une nouvelle vision vis à vis de certaines idées et orientations politiques.
  • Oussama S.
    Je ne suis pas d'accord avec toi . Se qu'il faut savoir sur les ECJS c'est qu'ils sont exclusivement réservé au classe de Lycée et en plus selon le procramme officiel la durèe de se cour serai de 30 minutes avec pas moin de 7 notion à apprendre dont 1 seulement en rapport avec l'Union Européen donc l'importance donné à l'Union Européen est de TRÉS courte durée pour ne pas dire lacunaire . Etant donné que l'Etat se doit de former les CITOYENS de demain il en a de la respo sa ilitè de l'Etat de formeres jeunnes et même lesplus jeunnes au rôle de citoyens . Son rôle à échelle nationnale mais AUSSI à echelle Européenne . Donc l'Etat n'a pas seuelement un rôle important mais CENTRAL dans le vote durant les elction européenne . Et comme il s'agit d'élection même si la France se voit changer de politique elle sera toujours un m'embre important de l'Union Europèenne implicant pour les les citoyéns français de participé aux élection européens .

Favoriser une démocratie directe à très bas niveau dans toute l'Europe. Diminuer le pouvoir du parlement et du conseil européen et établir un fédéralisme communal avec des parlements citoyens locaux pour une vraie démocratie.

  • Gaëtan L.
    Merci Gabriel pour cette proposition. Peux-tu détailler ce que tu entends par "démocratie directe à très bas niveau" ? Ça a l'air très intéressant...
  • Gabriel Plathey
    Le principe de la démocratie directe est de permettre à chaque citoyen de participer au processus législatif et décisionnaire, sans délégations du pouvoir à des représentants. Pour le "très bas niveau", cela va de pair avec l'idée du fédéralisme où la démocratie directe est dissoute à l'échelle des communes, très proche des préoccupations des populations et de l'autogestion.
  • Paul R.
    Je comprend cette volonté de faire mieux participer les citoyens, en revanche je ne suis pas sûr que diminuer le pouvoir du Parlement Européen soit la bonne solution. Il n'a déjà pas un très grand pouvoir à l'heure actuelle sur les Etats membres, je pense donc qu'il faut avant tout le renforcer, pour donner à l'UE une plus grande crédibilité et une plus grande légitimité dans ses décisions. Ceci dit, je trouve ta proposition intéressante (et je t'en remercie), même si je pense qu'il faut agir dans l'autre sens : donner la parole aux citoyens pour accroître le pouvoir de l'UE et non restreindre celui-ci afin de donner la parole aux citoyens.
  • Gabriel Plathey
    Même si le Parlement Européen peut-être fort, il ne sera jamais légitime pour les populations qu'il dirige. S'il l'ont désire une démocratie bien réelle pour l'UE, il faut prendre en compte les préoccupations des citoyens et non pas jouer les technocrates en restant centralisé et courtisé par les groupes de pressions, généralement industriels, qui n'agissent que dans l'intérêt de quelques-uns. La meilleur moyen de représenter le peuple est encore qu'il se représente lui-même. L'idée de parlements citoyens "locaux", est basé sur le principe de démocratie directe et tend à solutionner le problème

Créer des bureaux nationaux au sein de chaque état-membre à qui l'on déléguerait des missions de communication pour l'Union Européenne. Ces bureaux pourraient mener plusieurs campagnes pour sensibiliser les ressortissants européens sur le rôle et l'impact que l'Union Européenne a dans notre quotidien. Cela permettrait d'informer chaque citoyen européen sur l'importance des ces élections, et pourrait dynamiser l’électorat européen.

Your Answer

Please login first to submit.