Plus de la moitié des fonds destinés à aider les pays pauvres proviennent de l'Union européenne et de ses États membres, faisant de l'UE le principal pourvoyeur d'aide au développement dans le monde. Si la pauvreté et les épidémies se sont considérablement réduites dans les pays en développement depuis 2000 et la définition des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), de nombreux défis restent à relever, notamment sur les plans économique et environnemental.

Cette résolution a été débattue lors de la Session AEC à Saint-Hilaire du Harcouet, 18 et 19 avril 2013

Terminologie

La politique européenne de développement dans les textes fondateurs

La politique européenne de coopération au développement a pour objectif de "soutenir le développement durable sur le plan économique, social et environnemental des pays en développement dans le but essentiel d'éradiquer la pauvreté" (article 21.2 du Traité sur l'UE).

Comme l'ensemble de l'action de l'UE sur la scène internationale, elle promeut par ailleurs "la démocratie, l’État de droit, l'universalité et l'indivisibilité des droits de l'homme et des libertés fondamentales, le respect de la dignité humaine, les principes d'égalité et de solidarité et le respect des principes de la charte des Nations unies et du droit international" (article 21.1 du Traité sur l'UE).

Les Objectifs du Millénaire pour le Développement

Adoptés en 2000 par l'Organisation des Nations-Unies (ONU), ces objectifs sont au nombre de 8 et ont une échéance à 2015 :

  • 1. Réduire l'extrême pauvreté et la faim
  • 2. Assurer l'éducation primaire pour tous
  • 3. Promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes
  • 4. Réduire la mortalité infantile
  • 5. Améliorer la santé maternelle
  • 6. Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies
  • 7. Préserver l’environnement
  • 8. Mettre en place un partenariat mondial pour le développement.

 

Images & infographies

Une réduction de la consommation d'énergie fossile et polluante en développant des bio-carburants et des énergies naturelles renouvelables, en augmentant les moyens de production des énergies avec bio-gaz actif, éolienne, barrage, panneaux solaires. Il faudrait taxer les véhicules roulant au pétrole et réduire le prix des voitures électriques.

  • Jeune Conservateur
    Les bio-gaz issus de la matière organique, la bio-masse, sont dix fois plus polluant que les énergie fossile car ils produisent du méthane en grande quantité. Je vote contre cette résolution qui montre que certains par bonne intention, prouvent qu'ils ne maîtrisent pas le sujet.
  • Gabriel Plathey
    Avant d'être "verte", l'énergie doit être décentralisée. C'est au citoyen de se réapproprier la production énergétique, en passant par des générateurs au niveau des communes, des quartiers, si ce n'est des habitions individuelles. L'énergie doit rester sous le contrôle des populations et ne pas tomber dans les dérives que l'on connait actuellement avec le nucléaire à travers le monde (par exemple). Décentralisée, mais aussi diversifiée. Tous les modes de production doivent-être retenus, durable si possible (biomasse, méthanisation, éolien, solaire thermique, photovoltaïque, hydraulique, marémotrice, voir même humain/animal). Les énergies fossiles et fissiles ne conviennent pas dans le sens où leurs méthodes d'extractions, de distributions et leurs déchets sont notoirement polluants pour l'environnement et dégradent la santé des populations.

Permettre aux pauvres d'Europe de bénéficier des invendus de la surconsommation via des associations caritatives en justifiant leurs conditions de citoyens démunis afin d'éviter tout abus de la part de certains qui tenteraient de profiter du système en se faisant passer pour un pauvre.

  • Gaëtan L.
    Merci pour cette proposition. Il semble pertinent de définir ce que tu entend par "pauvre". A partir du moment où les critères de ressources sont clairement définis, on interdit les "abus" que tu as l'air de craindre.

Développer l'agriculture bio en augmentant les taxes sur les engrais et pesticides et agrandir les terres cultivables par l'irrigation et puiser de l'eau et la rendre potable.

  • Gaëtan L.
    J'aimerais voter pour cette proposition à condition d'interdire complètement les engrais et pesticides.
  • Malo
    L'interdiction total des engrais chimiques et des pesticides aurait un impact trop fortement négatif sur l'agriculture européenne, il est nécessaire de procéder par pallier, je rejoins donc la proposition dans ce sens. En revanche je ne suis pas totalement convaincu par l'augmentation des terres cultivable, le risque étant d'affecter plus encore la biodiversité et la protection de la faune et la flore.
  • Gaëtan L.
    D'accord avec toi Malo : on constate déjà partout dans le monde l'impact négatif pour la biodiversité de l'irrigation et l'augmentation des terres cultivables. Mais il en va de même pour les pesticides : on détruit la biodiversité et les terres à petit feu : c'est immédiatement qu'il faut agir.
  • Jeune Conservateur
    Si nous dépendons trop de l'agriculture biologique, nous risquons de dépendre des conditions environnementales, d'un rendement peu productif et une inflation sur les produits alimentaires de base.
  • Gabriel Plathey
    Le constat est là, l'agriculture conventionnelle est directement liée aux industries pétrochimiques, elles-mêmes dépendantes des réserves mondiales de pétroles. À moyen terme, nous n'auront donc plus le choix, si d'ici là nos terres, et celles du monde entier, ne sont pas devenues des déserts, tristes conséquences de l'agriculture intensive. À cela s'ajoute la PAC qui permet à l'UE d'inondé le marché mondial de produits agricoles peu chères, déstabilisant les petites exploitations vivrières dans les pays pauvres (ex : Sahel). Les OGM sont à proscrire, produit de sociétés sans-scrupules, comme Monsanto qui c'est largement illustré dernièrement dans l'actualité (peu médiatisé d'ailleurs). L'agriculture biologique telle qu'elle est appliquée et normée n'est qu'un mirage et ne fait que reproduire les erreurs actuelles de l'agriculture intensive en s'orientant sur une politique d'exportation et d'exploitation industrielle des terres. Je pense qu'au contraire, qu'il faut prôner une relocalisation des pratiques agricoles, pour "produire local", en adoptant l'agro-écologie et en réimplantant les cultures vivrières. L'agriculture n'en sera que plus démocratique, plus accessible, plus compréhensible pour les populations et surtout moins soumise au dictat de la spéculation boursière.

Des aides financières pour les associations contre la faim.

  • fatima
    S'il y a suffisamment d'argent pour faire la guerre il y a suffisamment d'argent pour lutter contre la faim
  • Jeune Conservateur
    L'Europe n'a pas les moyens de nourrir ses propres pauvre alors pourquoi en faire plus à l'étranger ? Laissons ces actions vertueuses se gérer par des citoyens responsables qui payent directement de leur poches sans en être contraint : défendons les libertés de chacun d'agir et de devenir un citoyen acteur de la vie publique, politique...etc...
  • Gabriel Plathey
    La présence de toujours plus de personnes qui souffrent de la fin dans le monde est caractéristique du système économique actuel où les flux de richesses sont absorbés par les zones géographiques les plus riches au lieu de bénéficier à l'ensemble de la population mondiale. Pis, c'est la façon dont sont produites ces richesses, généralement sous l'égide de grandes firmes occidentales qui exploitent et "rentabilisent" les populations, qui rend, malheureusement, cette pauvreté aussi commune. Ce n'est pas des subventions qui pourront y faire quelque chose, on ne traite pas la peste avec du paracétamol. L'UE doit profondément revoir ça politique économique et son système politico-démocratique.

De sensibiliser la population via des campagnes de communication afin d'aider à construire des structures résistant aux risques naturels. Ces structures seraient subventionnées par des pays développés et construites par des bénévoles et des entreprises. Ces structures seraient alimentées par des énergies renouvelables et des panneaux solaires dans des déserts.

Exporter le surplus et les invendus de nourriture dans les pays pauvres.

  • Jeune Conservateur
    Trop coûteux pour les pays et inégales : Pourquoi les pauvres d'Europe n'auraient pas droit, via des associations caritatives, de posséder ce surplus à condition qu'ils prouvent bien qu'ils sont démunis et non des profiteur du système ?
  • Gaëtan L.
    Pourquoi ne redistribuer les invendus qu'aux personnes démunies, telles des poubelles de table ? Ne peut-on pas imaginer d'autres critères que les conditions de ressources ?
  • Gabriel Plathey
    J'en ai sans doute déjà parlé, mais l'UE, comme les EU, inonde déjà le marché mondial de produits agricoles à très bas prix, concurrencent les productions vivrières et locales de nombreux pays, souvent déjà pauvres, plongeant nombre de petits paysans dans la misère. La PAC est une aberration, qui expédie l'Europe dans l'agriculture industrielle et les pays pauvres (d'Afrique par exemple) dans une agriculture ultra-spécialisée, faite de monocultures et d'intrants chimiques (vendus par les FTN occidentales) qui exploite les populations (ex : culture d'arachides au Sahel). Tous ça au nom de cette sacrosainte croissance.

Faire avancer les recherches OGM dans le but de les rendre non-nocives pour la santé et l'environnement.

  • Malo
    La question actuellement est déjà de connaître par la recherche le degré et la raison de la nocivité des OGM et si celui-ci est avéré et important, il y a de forte chance pour que ce soit la technologie elle-même qui soit "mauvaise".
  • Jeune Conservateur
    Après plusieurs décennies, les USA n'ont pas connus de risques sanitaires majeur liés à la consommation d'OGM : Une psychose de plus créer par les écolos.
  • Gaëtan L.
    Jeune conservateur, les OGM ont quoiqu'il advienne un impact incalculable sur l'environnement. En Europe, certains pays comme la France ont fait le choix d'adopter le principe de précaution. D'ailleurs, la proposition dont il est question ici ne parle même pas d'interdire les OGM mais au contraire d'approfondir la recherche pour lever les doutes sur les risques et relever les défis alimentaires de la planète. Merci de rester respectueux envers les acteurs du débat.
  • Gabriel Plathey
    Les OGM, au-delà de la question environnementale et sanitaire préoccupante, porte manifestement un grand problème qui tend à altérer toutes les autres formes d'agricultures. La privatisation du vivant, la monopolisation du patrimoine agricole mondiale (comme récemment le génome du blé) par des entreprises est un danger quasi mortel et risque de priver les populations, déjà précarisé par l'ultra-capitalisme mondial, de leurs moyens de subsistance et de restreindre les libertés des citoyens européens quant aux pratiques agricoles, alors même que les paysans non déjà plus le droit de replanter leurs récoltes. Je ne crois pas que ça soit au sociétés privées de dicter notre façon de pratiquer l'agriculture.

Mettre fin à l'expansion urbaine inutile (via les GTI) (cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Grands_travaux_inutiles) qui réduit l'espace agricole et sert la spéculation foncière, immobilière et boursière des grands propriétaires et des géants de l'industrie du BTP (http://fr.wikipedia.org/wiki/BTP).

Je pense que l'Europe est capable de concrétement de devenir le leader mondial ( économiquement parlant) si elle peut développer un tous nouveaux style de vie basé sur le développement durable : il s'agit là de la troisième révolution industrielle. Jeremy RIFKIN explique que nous pourions développer une Europe basé sur des énergies décentralisé est auto-suffisant . Imaginé que vous produisé de chez vous de l'énergie grâce à des installations tel que les panneaux solaires , recépteur géothermique,la biomasse. Et que lorsque que vous avez un surplus d'énergie vous pourriez le vendre sur un "internet de l'énergie" . Se dont je vous parles est concret des société tel que IBM , Cisco Systems,Siemens font des recherche pour pouvoir transporter cette enérgie . Des gèant de la construction comme Bouygue commence la construction de ses maison . Cela va créé de nombreuses entreprises et des millions d'emploi. Et retransformer notre économie non pas Européenne mais Mondial. Bien-sur c'est procès suce long mais qu'il faut porter

  • Oussama S.
    Processuce* désolé pour l'auto-correction de mon téléphone :)

Le développement d'une filière textile où les marges prises en Europe sur le prix d'un vêtement soient raisonnables et une revalorisation du prix des matières premières qui permettent de rééquilibrer le prix qui revient aux pays qui sont à l'origine de la production de ces vêtements. La nécessité de respecter des normes environnementales (le coton bio par exemple) pourrait faire l'objet d'un étiquetage sur tous les produits textiles vendus en Europe (http://ccfd-terresolidaire.org/infos/rse/suites-du-drame-de-l-4203).

Il est également possible de penser à la façon dont les vêtements sont conçus et on pourrait alléger les contraintes qui pèsent sur la conception de ces vêtements (en remplaçant les coutures par des boutons pression et en supprimant les boutons des chemises, les poches des jeans et leurs rivets, etc...). En bref pancho et pantalon droit pour tous...

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