Le 27 octobre 2008, la visite du Ministre de l’Éducation Nationale à  la Session internationale de Rennes ajoutait la reconnaissance officielle aux douze jours d’échange et de participation active qu’ont vécu les 300 participants venus de toute l’Europe. L’histoire aurait pu s’arrêter là : après tout il n’est ni rare ni surprenant qu’un élu prenne la peine de rendre visite à des jeunes qui s’engagent et qui réfléchissent aux questions européennes d’actualité. Ce qu’il faut retenir à l’issue de ces quelques minutes de conférence-débat, c’est peut-être la signature finale d’une convention cadre liant l’État et le PEJ-France pour trois ans.

Reconnaissance et partenariat renforcé

Négocié plusieurs mois durant  avec les services du Ministère de l’Éducation Nationale, ce document marque indéniablement une étape charnière dans le développement de l’association : c’est l’aboutissement de notre activité et de notre développement récent mais surtout une base solide pour nos actions à venir. Il s’agit  en premier lieu de la reconnaissance des valeurs et de l’engagement du PEJ mais également de la pédagogie de ses activités.

Le Ministère est à l’évidence l’un des principaux partenaires institutionnels les plus importants pour une association de jeunes dont le réseau est installé  presque exclusivement  et depuis de nombreuses années  dans des lycées publics et privés sous contrats. La convention marque l’entrée dans une coopération fonctionnelle de long terme tout en mettant en avant l’apolitisme et l’implantation locale de l’association. Elle fait également place à l’expression d’une communauté de vue et d’engagements réciproques.

3 ans pour « renforcer l’ouverture des lycéens aux questions européennes

Au-delà de la simple déclaration de principe  l’essentiel du texte établit des objectifs  pédagogiques ambitieux et les moyens de les atteindre. Apprentissage de la démocratie et de la citoyenneté active forment le premier axe d’un travail qui souhaite s’appuyer sur un réseau dynamisé par l’intervention des délégués national et académiques à la vie lycéenne. Pour le PEJ-France, il faudra donc s’attacher à développer et à dynamiser son réseau au quotidien par la diffusion d’information et la formation de jeunes animateurs.

L’engagement n’aurait pas été satisfaisant si la dimension européenne du travail du PEJ en France n’avait pas été réaffirmée. C’est chose faite désormais, aussi bien dans la liste des objectifs que dans les engagements pris par chacune des parties. Les sessions parlementaires de jeunes, particularisme fondateur depuis 1987, continueront d’impliquer lycéens et professeurs français dans des projets concrets et des rencontres avec d’autres Européens avec le soutien du ministère au niveau national et dans les académies.

Au total, les quelques pages signées cet automne ne font que reconnaître et valoriser ce que les bénévoles de l’association font depuis des années : promouvoir la dimension européenne dans l’éducation sans exercer une influence particulière sur ce que pensent  les participants, leur apprendre la démocratie sans leur dicter une opinion.

Rien de nouveau sous le soleil sinon le soutien affirmé des autorités publiques élément déterminant pour tout projet mené dans le cadre scolaire. Reste à utiliser cet appui pour faire passer notre message avec toujours plus de clarté et de visibilité.

Lire la convention cadre signée entre le Ministère de l’Education Nationale et le Parlement Européen des Jeunes – France.

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