Le sport anglais est très connu pour ses supporters (voire ses hooligans) ainsi que pour certaines spécialités comme le football ou le rugby. Il pourrait l’être tout autant pour ses nombreux sports traditionnels et souvent très biscornus, dont voici quelques exemples !

 

 

Le Chess Boxing

 

Pour la partie clichés, on pourrait dire que le sport en Angleterre, c’est comme la cuisine : prenez deux activités qui, à première vue, se trouvent diamétralement opposées et mélangez le tout pour obtenir une spécialité insulaire. En réalité, le Chess Boxing a été inventé…par un français : Enki Bilal dans sa BD Froid Equateur. Mais, entre nous, qui d’autre que les anglais auraient pu prendre ce sport au sérieux ?
Les règles sont simples et combinent les règles officielles des échecs et de la boxe anglaise : 6 rounds d’échecs et 5 rounds de boxe se succèdent jusqu’à ce qu’un des adversaires soit échec et mat, KO, abandonne ou écoule le temps alloué aux échecs.

 

 

 

 

Toe Wrestling

 

(podophobes, s’abstenir)

 

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce sport n’est pas apparu après la guerre pour remplacer le bras de fer mais dans les années 70. Il a été popularisé et se prend place aujourd’hui dans la ville de Ashbourne. Les règles sont calquées sur le bras de fer : les participants mêlent leurs doigts de pied, le talon posé sur le sol, et doivent capturer le pied de l’adversaire en le collant à la paroi pendant 3 secondes”. Les affrontements se font avec le pied droit, puis le pied gauche et le pied droit une nouvelle fois si nécessaire.

 

La tradition veut que chaque adversaire retire les chaussures et chaussettes de l’autre, et que l’affrontement commence par un rapide chant tel que “One, two, three, I declare a toe war !”. Il est également courant que les champions de la discipline aient des surnoms, tels que le redoutable Paul Toeminator Beech.

 

Toe Wrestling

 

 

 

Royal Shrovetide Football Match

 

Toujours dans la ville de Ashbourne, tous les Shrove Tuesday et Ash Tuesday (et ce depuis 1667 !) a lieu un match de football “un peu” particulier. Le jeu existe en Angleterre depuis le 12e siècle, et serait apparu sous Henri II.
A Ashbourne, il oppose les habitants du nord et du sud de la rivière : les Up’Ards et les Down’Ards.

 

L’objectif ? Marquer en frappant le ballon trois fois de suite sur le but adverse. Ces buts sont placés à presque 5km l’un de l’autre, et prennent la forme d’une meule. Les règles ? Il n’y en a que deux : ne tuer personne et ne pas s’en aller avec le ballon. Autant dire, l’affrontement doit être musclé !

 

Shrovetide2

 

 

 

Les origines du fair play anglais

 

L’expression est aujourd’hui bien connue et utilisée bien au-delà du domaine du sport. Comme beaucoup d’autres tournures issues de la langue anglaise, c’est Shakespeare qui a associé les termes “fair” (juste, équitable) et “play” (jeu, ou jouer) pour la première fois dans sa pièce The Life and Death of King John (1598) : Shall we, upon the footing of our land / Send fair-play orders and make compromise“.

 

 

 

Parce que l’Europe passe aussi par [le sport]

 

 

 

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