Les élections européennes c’est dans 1 semaine tout pile !
#25mai

 

Pour fêter ça, Bérénice (présidente d’Animafacun super réseau d’assos étudiantes !-) nous raconte…

 

 

 

…Comment je suis devenue européenne

 

 

Née sur le territoire français, de parents français, je suis donc française. Une astérisque à cet état de fait indique que, par voie de conséquence, je suis également européenne. On ne m’a pas demandé mon avis, je suis française et européenne, un point c’est tout. À vrai dire peu m’importe. Je ne croiserai pas la dame bleue aux étoiles avant quelques années.

 

Première rencontre avec le continent lors de quelques voyages familiaux en Italie, en Espagne, en République tchèque, au Royaume-uni. Je suis alors curieuse de découvrir d’autres horizons mais la réflexion n’est pas vraiment poussée. Outre la culture, la langue, et la monnaie (l’euro n’existe pas encore), je voyage à l’étranger presque comme je voyagerais en France.

 

Puis viennent les cours d’éducation civique et l’union européenne. Ce monstre institutionnel qu’on nous présentera inlassablement d’une année sur l’autre et qu’on ne comprendra jamais vraiment. Même maintenant, en me considérant attachée à l’Europe, ce n’est pas pour autant que je n’ai pas des doutes quant aux noms et rôles des différentes têtes de notre hydre internationale. Par sa taille et sa complexité au moins apparente, l’union n’est pas des plus attrayantes.

 

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Et pourtant je suis devenue européenne, je me sens européenne. Je n’ai pas fait d’échange Erasmus, je n’ai pas une histoire familiale qui me lierait à d’autres pays, je n’ai pas habité ailleurs qu’en France mais je suis intimement convaincue que l’union des peuples est essentielle à notre avenir dans un monde où chaque pays, chaque nation seule, ne peut faire face aux défis que nous connaissons. 

 

De cette utopie à la fois folle et tellement précieuse on ne retient volontiers que les aspects les plus concrets (et cet adjectif se discute) : l’économique. Or l’Europe, mon Europe, je l’ai construite par une vision politique (au sens premier) et une certaine conception du faire ensemble. Ça a commencé par un engagement associatif local qui ne s’intéressait pas du tout à l’Europe. Puis avec la fibre participative vient la volonté de mettre son nez à peu près partout. Et, au détour de discussions, on en arrive à parler de politique nationale et même européenne.

 

Et puis on continue à voyager et on s’aventure hors d’Europe.Et là, l’Europe nous apparaît tout d’un coup. Car l’Europe ne se voit que peu de chez nous, mais elle nous saute à la figure dès qu’on la quitte. L’Europe fait partie des endroits où je veux avoir une voix. Je veux pouvoir dire ce que je pense et devenir avec des milliers d’autres, ceux qui en feront un objet citoyen. Mon Europe n’est pas forcément la même que celle du voisin, mais elle contribue au même titre à la construction d’un destin commun.

 

Les événements récents à l’est du continent m’ont d’ailleurs fait prendre conscience de la place qu’avait pris l’Europe dans ma vision du monde. J’ai été touché et je me suis sentie à la fois proche et tellement loin de cette réalité.

 

Parce que je veux continuer à cultiver une richesse culturelle, parce que je veux diffuser les valeurs de solidarité, parce que je veux continuer à apprendre en m’amusant, ici et ailleurs…

 

 

 

Parce que je veux mettre mon grain de sel un peu partout, je suis devenue européenne… et je n’ai pas fini de l’être.

 

 

 

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