L’Union Européenne enregistre des taux de chômage record depuis le début de l’année 2013. Le contexte de crise économique qui frappe l’UE a conduit les Etats membres à adopter des politiques de rigueur réduisant les marges de manoeuvre pour réduire le chômage.

Au sein même de l’Union, de grandes disparités dans les taux de chômage règnent. En effet, certains pays comme l’Allemagne réussissent à afficher un taux stable de 6.9% alors que la France tourne autour de la moyenne avec 10.8% de chômeurs. Il faut aussi noter que les jeunes sont particulièrement touchés par le chômage à l’image de la Grèce où plus d’un jeune sur deux est sans emploi.

On constate par ailleurs que la mobilité des travailleurs dans l'UE reste marginale alors qu’un pays comme l’Allemagne a fait part de ses besoins en personnels qualifiés. Seuls 2 % des travailleurs européens vivent et exercent une activité professionnelle dans un autre État membre que leur État "d'origine". De surcroît, malgré l’entrée sur le marché du travail de la génération Erasmus, la proportion de citoyens européens planifiant de s’installer dans un autre État membre dans les cinq prochaines années n'est que de 3 %.

 

Cette résolution a été débattue lors de la Session AEC à Saint-Hilaire du Harcouet, 18 et 19 avril 2013.

Terminologie

Taux de chômage

Le chômage peut être défini comme l'état d’inactivité d’une personne souhaitant travailler. Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active1. En France par exemple, le taux de chômage est de 10.8%, ce qui représente 3 millions de personnes.

Programme Erasmus

Le programme Erasmus favorise les actions de mobilité en Europe pour les étudiants (périodes d'études ou de stage), le personnel enseignant (mission d'enseignement), ainsi que l'ensemble des personnels des établissements d'enseignement supérieur (périodes de formation).

Il facilite également la coopération entre établissements d'enseignement supérieur par l'élaboration de programmes intensifs, de réseaux et de projets multilatéraux. En France, aujourd'hui, la totalité des universités françaises participent à Erasmus.

Politique de rigueur

La politique de rigueur est une politique économique qui a pour objectif à court terme de revenir à la stabilité des prix et de réduire les déficits publics.

Génération sacrifiée

Cette notion est apparue avec la crise économique et l’apparition d’un chômage de masse chez les jeunes, pour décrire un phénomène socialement risqué découlant d’une augmentation du chômage. Des jeunes qui rentrent sur le marché du travail directement en étant au chômage et y restent quelques années, ont beaucoup de mal à retrouver un emploi, car lorsque l’activité repart, ce sont les nouveaux entrants (n’ayant pas connu le chômage) qui en bénéficie alors que la génération touchée elle, peine à rentrer durablement sur le marché du travail. Ce phénomène s’est souvent observé et il s’avère qu’il est un risque majeur pour l’Union européenne actuellement.

Images & infographies

De cibler en particulier le chômage des jeunes. Pour cela, nous proposons de développer la formation auprès des jeunes et les partenariats avec les entreprises.

De renforcer les possibilités de mobilité des travailleurs, afin d'améliorer la productivité au sein de l'Union Européenne.

  • Gabriel Plathey
    Renforcer la mobilité des travailleurs, c'est massacrer (et je pèse mes mots) le droit du travail. C'est augmenter le nombre de travailleurs pauvres ou précaires. C'est séparer des familles, les membres d'un couple n'ayant pas forcément les même emplois et formations. C'est détruire la sécurité de l'emploi. C'est favoriser les délocalisations boursières déjà courantes. En résumé, c'est considérer le travailleur, l'humain, comme une simple marchandise que le marché pourrait réguler avec ça fameuse main invisible. Une logique purement libérale pensée pour ceux qui siègent impunément aux manettes.

Faire une politique globale de relance budgétaire, avec une grande campagne de communication, afin de redonner confiance aux ménages, et soutenir la consommation des plus modestes. Les États sont souverains de leur dette, qu'importe s'ils l'accroissent, ils la rembourseront à termes grâce à la fiscalité qui se retrouvera augmenter lorsque l'Économie sera relancée. Fini la rigueur, cachée hypocritement sous l'expression "faire des économies", au contraire faisons des dépenses pour qu'elle soient remboursées à termes. il faudrait cibler les ménages les plus modestes afin qu'il n'investissent pas les allocations qui leur seraient faites, et en plus faire une politique de bonus/malus européen sur des secteurs précis tels que l'automobile, les industries écologiques, et les services d'aide à la personne, afin de recruter davantage et de demeurer compétitif.

De développer de nouveaux secteurs d'activités spécialisés, tels que l'aéronautique, l'armée, les bâtiments maritimes, afin de favoriser les exportations. Cela permettrait de réduire le déficit public des États européens.

  • Malo
    Proposer un fort investissement au sein de secteur clés en Europe, est une idée qui fait de plus en plus l'unanimité au sein des dirigeant européens, il se pourrait que ce soit la solution. Mais je ne considère pas l'armée comme un secteur clé d'avenir de l'économie européenne !
  • Yanis I.
    Je suis tout à fait d'accord, il faut aller chercher l'innovation technologique et donner envie aux gros investisseurs de miser sur les pays de l'UE. Prenons l'exemple d'Aerospace valley, c'est une idée géniale qu'a eu la france : regrouper les secteurs dans lesquels nous sommes bons (spatial, aéronautique, systemes embarqués) au lieu de s'éparpiller pour faire UN SEUL pole de compétitivité mondiale et avoir un poids dans l'economie au niveau international. Il faut développer ces secteurs qui intéressent et dans lesquelles nous avons un savoir-faire et des compétences, et qui pèseront de plus en plus à l'avenir

Redynamiser les tissus économiques locaux sur tout le territoire européen en favorisant le développement des échanges de proximité, sans intermédiaires et forme de spéculation, comme les SEL (http://fr.wikipedia.org/wiki/Système_d'échange_local), les AMAP (http://fr.wikipedia.org/wiki/AMAP), les Scop (http://fr.wikipedia.org/wiki/Scop), dans le cadre de la permaculture (http://fr.wikipedia.org/wiki/Permaculture) et de l'économie sociale et solidaire (http://fr.wikipedia.org/wiki/Économie_sociale_et_solidaire).

Faire une politique globale de relance budgétaire, avec une grande campagne de communication, afin de redonner confiance aux ménages, et soutenir la consommation des plus modestes. Les États sont souverains de leur dette, qu'importe s'ils l'accroissent, ils la rembourseront à termes grâce à la fiscalité qui se retrouvera augmenter lorsque l'Économie sera relancée. Fini la rigueur, cachée hypocritement sous l'expression "faire des économies", au contraire faisons des dépenses pour qu'elle soient remboursées à termes. il faudrait cibler les ménages les plus modestes afin qu'il n'investissent pas les allocations qui leur seraient faites, et en plus faire une politique de bonus/malus européen sur des secteurs précis tels que l'automobile, les industries écologiques, et les services d'aide à la personne, afin de recruter davantage et de demeurer compétitif.

  • Gabriel Plathey
    Une relance économique à la keynésienne est impossible dans le cadre d'une mondialisation toujours plus présente et toujours plus libérale. La balance commerciale européenne est déficitaire, le budget de relance partirait donc dans les pays producteurs des biens et des services, ne faisant que s'accroitre la dette des États au sein de l'UE. Pour autant, je suis très loin de cautionner les politiques de rigueurs qui participent à réveiller le fascisme et répandre le néo-libéralisme (disparition des services publiques : distribution de l'eau et de l'électricité, la Santé, les médias, etc.) au dépend des populations. Le vrai problème est dans la structure même de l'économie qui ne cesse de créer des inégalités, si ce n'est entre les pays, entre les personnes, au profits d'une minorité, géographique ou sociale. Les alternatives existent déjà, et mes propositions n'en sont qu'un mince aperçu, mais elles gênent car déstabilisent les hiérarchies en place.
  • Maxime Begyn
    Pourtant cher Gabriel, les États-Unis en on réalisé une en 2009 avec la relance Obama, et eux, ils sont repartis, et bien intégrés à la Mondialisation. Quant à la dette, pourquoi ne la creuse-t-on pas ? Non pas pour le principe de ne pas s'endetter davantage ; nous ne la rembourserons véritablement jamais. Non c'est bien pour que les pays étrangers n'achètent pas une partie de notre dette, concession qui serait à tenter, comme l'ont fait les États-Unis. Enfin, la majeure partie des bons du Trésor sont détenus par les Chinois. Accroissons la dette, ce n'est en rien un problème ? L'inflation ? Il en faudrait un peu. Seuls les Allemands en ont peut, et diffuse leur idéologie de rigueur libérale, par la peur de l'avenir.
  • Gabriel Plathey
    Je ne suis pas sûr que la relance soit une solution, elle ne fait que déplacer le problème dans l'avenir, comme le New Deal a pu le faire en son temps. Elle se base sur la même théorie que les libéraux appliquent, celle d'une croissance éternelle. La marche à la sacro-sainte consommation nous approche toujours un peu plus de l'épuisement de nos réserves naturelles et l'effondrement brutale de notre opulente civilisation occidentalisée. Je crois que la crise que nous vivons actuellement n'est pas seulement économique, sociale et politique, comme l'était celle des années 30, mais aussi écologique. C'est en cela qu'elle est décisive, puisqu'elle nous pousse à réfléchir sur nos mode de vie. Malheureusement l'emprise capitaliste, oligarchie latente, entrave toutes alternatives en brandissant le spectre du communisme autoritaire d'antan ou d'une rupture du statuquo par le biais des boites à images présentent dans chaque foyer, reportant l'attention sur les sujets de la sécurité ou de l'immigration.

Face à la montée des BRICS dans le paysage socio-économique actuel, pour réduire le taux chomage il faut investir dans les formations, à longue durée, de la main d'oeuvre européenne, cette dernière sera donc qualifiée et ira très avantgée dans le marché d'emploi face à ses concurrents. Il faut également créer des "terreaux", une espèce de territoire où les démarches administratives des PMEs qui souhaiteront s'y installer seront largement simplifiées et en parallèle, baisser légèrement la fiscalité afin d'attirer les entreprises dans cette région.

  • Gaëtan L.
    Proposition très intéressante. En faisant référence aux BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine...), tu évoques le danger qu'ils constituent pour nos exportations, et donc pour nos emplois. Mais le problème est-il vraiment notre niveau de formation ? A priori, nous sommes plutôt qualifiés en Europe... Le problème n'est-il pas plutôt le faible coût de la main d’œuvre des BRICS qui nous fait concurrence ? Autrement, l'idée des "terreaux" me semble intéressante pour impulser des dynamiques de développement. As-tu pensé à des territoires en particulier pour accueillir ces terreaux ?
  • Martin Mofali
    Si le niveau de formation des européens n'explique pas totalement la situation actuelle, en tout cas il explique une très grande partie du taux de chômage ! Pourquoi ? En fait, les pays émergents ont aussi un très bon niveau de formation, par exemple l'Inde excelle en informatique et en plus de cela dans 10 ans, selon l'étude de Global Talent 2021, les pays émergents seront les grands producteurs de diplômés dans le monde et il y aura même un surplus de main d'œuvre dans ces pays. Je pense qu'on a de quoi à avoir peur pour notre niveau de formation. Alors pour la question des terreaux, je pense que c'est un sujet très délicat pour les choix du territoires et il faut donc tenir compte des plusieurs paramètres socio-économique : choisir un territoire où le taux de chômage dépasse largement la moyenne européenne, un territoire où la baisse de la fiscalité n'affecterait pas le budget régional etc

De faire ratifier un projet de loi de réduction de l'âge de départ à la retraite. En parallèle, par compensation, nous proposons de rallonger la durée hebdomadaire de travail de 35h à 40h.

  • Malo
    Même si je ne souscris pas vraiment à cette proposition, l'idée de mettre dans la balance durée hebdomadaire de travail et âge de départ à la retraite est assez originale !
  • Gaëtan L.
    D'une certaine manière, je comprends que l'idée est de travailler plus dans la semaine sans repousser l'âge légal de départ à la retraite. C'est une manière de concentrer l'activité, d'augmenter la production, de laisser la place aux autres et de permettre de profiter de sa retraite, j'y souscris !

Sanctionner, si ce n'est interdire, les licenciements boursiers et accompagner la transformation des entreprises traditionnelles en Scop (http://fr.wikipedia.org/wiki/Scop) dans un cadre autogestionnaire.

Continuer à investir dans la recherche et le développement, ce qui permettra d'être attractif, de faire venir des entreprises et donc de créer un certains nombres d'emplois. De plus il faut investir dans l'industrie liée aux recherches effectuer dans les pôles scientifiques, tel le secteur de l'éléctronique. Voir ci-joint une annonce faite par la commission sur un plan d'investissement de 10 milliards d'euros sur 7 ans: http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/05/23/bruxelles-veut-favoriser-les-investissements-dans-le-secteur-de-la-microelectronique_3416508_3234.html

  • Léa O.
    Merci Sacha pour cette proposition et c'est très intéressant de mettre un article à l'appuie !
Your Answer

Please login first to submit.